Au début du mois de mai 2010, la plus grande fraude hypothécaire de l’histoire canadienne faisait les manchettes des journaux du pays. La Banque de Montréal a engagé des poursuites, alléguant des pertes de 120 $ millions en fraude hypothécaire. Selon la poursuite, des centaines de personnes, dont des banquiers, des avocats, des citoyens ordinaires et même des élus, pourraient être impliquées.
Cette fraude sophistiquée consistait essentiellement à gonfler la valeur réelle des maisons par l’entremise d’hommes de paille, des personnes naïves qui jouaient le rôle d’emprunteur, flouant plusieurs banques et acquéreurs.
La fraude hypothécaire est plus fréquente qu’on ne pourrait le croire. Malheureusement, elle s’attaque plus souvent qu’autrement à un propriétaire à la fois, propriétaire ne se doutant de rien jusqu’au moment où il se voit délester de milliers de ses dollars durement acquis.
Voici comment vous pourriez en être victime :
Armé de vos informations personnelles et bancaires (extraites de votre boîte aux lettres par exemple), un voleur d’identité se présente aux bureaux d’un courtier en hypothèques et demande une deuxième hypothèque sur votre maison. Vous détenez un bon pointage de crédit, l’hypothèque est approuvée et le malfrat file avec l’argent : vous n’apprendrez la manœuvre que des mois plus tard au moment où une agence de recouvrement frappera à votre porte pour récupérer les versements non effectués.
Il existe même des cas où les maisons sont vendues à l’insu des propriétaires.
Malheureusement, étant donné l’importante prévalence actuelle des fraudes au Canada, ces crimes ne font pas tous l’objet d’une enquête. Lors d’une entrevue accordée à la CBC au sujet de la fraude ciblant la Banque de Montréal, l’ancien officier de la GRC Chris Mathers déclarait que « le nombre d’agents n’est tout simplement pas suffisant pour faire enquête sur chacun de ces crimes ». « La fraude est un fléau au Canada et les forces policières sont submergées », ajoutait de plus Monsieur Mathers, aujourd’hui consultant en criminalité d’entreprise à Toronto.
Si les corps policiers n’ont pas les ressources pour démasquer les malfaiteurs, que peut faire un propriétaire?
Soyez vigilent. Surveillez de près votre fiche de crédit et soyez à l’affût de toute modification suspecte ou de toute nouvelle ouverture de compte.
Adoptez de saines habitudes et protégez-vous contre le vol d’identité.
Surveillez votre identité. Aussi diligent que vous soyez, votre identité est toujours à risque. On ne sait jamais quand, par exemple, une base de données gouvernementale ou commerciale sera compromise. La surveillance de l’identité SpotMyID est incluse à votre forfait Protège Mon Identité. Adhérez dès aujourd’hui, amorcez la surveillance de votre identité et de vos cartes et décelez dès maintenant les signes précurseurs d’un vol d’identité.
Conseils supplémentaires
En matière de fraude hypothécaire, le gouvernement de l’Alberta suggère aux propriétaires de surveiller les signes précurseurs suivants :
- On vous offre de vous payer pour utiliser votre nom et vos informations de crédit en vue d’obtenir une hypothèque.
- On vous encourage à inclure de fausses informations à votre demande de prêt.
- On vous demande de laisser en blanc des zones importantes ou de signature sur votre demande de prêt.
- Le montant de l’hypothèque est beaucoup plus élevé que la valeur de la propriété.
- L’hypothèque a été refinancée à plusieurs reprises et son montant bonifié à chaque fois.
- Le vendeur ou le conseiller en valeurs vous encourage à ne pas visiter ou inspecter la propriété que vous désirez acquérir.
Grâce à des mesures sensées, à la protection évoluée et aux nombreux avantages offerts par les services Protège Mon Identité, vous serez plus à même de contrer la fraude hypothécaire.






